Proposition de réglementation de santé Canada – mon opinion

Santé Canada est présentement en consultation publique. Ils aimeraient connaître notre opinion sur une proposition visant à changer la réglementation sur les produits de santé naturels (PSN).

Leur proposition se trouve ici. je vous invite à prendre 5 minutes pour en prendre connaissance.

J’ai moi-même pris le temps de la lire. Leur proposition soulève des questions plus qu’elle ne m’apporte des solutions.Voici ce que je pense de tout cela en décortiquant un peu proposition et en regardant quelque unes des questions que cela soulève.Utilisons ensemble notre esprit critique!

Tout d’abord, les « difficulté posé par le système actuel ». Premier point: trois règlements distincts. En quoi est-ce un problème d’avoir des règlement distincts pour des catégorie de produits distincts? Administrativement parlant? En quoi cela va-t-il mieux me protéger de tout mettre dans le même panier? L’application des frais manqueraient d’uniformité, selon eux. On veut donc aller chercher plus d’argent dans les poches des fabricants et producteurs de PSN? Encore une fois, en quoi cela va-t-il me protéger?

« Bon nombre de ces produits reposent sur une longue tradition d’utilisation et ont démontré leur innocuité dans des conditions particulières. Par conséquent, ces produits n’ont pas besoin de faire l’objet d’un examen approfondi de la part de Santé Canada avant leur mise sur le marché. D’autres produits d’autosoins qui contiennent des ingrédients nouveaux ou à plus haut risque ou qui présentent des allégations de traitement de troubles graves requièrent une attention plus importante de la part de Santé Canada. »

On propose donc une réglementation plus serrée sur les PSN dont les ingrédients sont nouveaux. Qu’est-ce donc qu’un ingrédient « nouveau » pour santé canada? Aucun exemple d’ingrédient nouveau n’est fournis. Est-ce que le framboisier est un ingrédient nouveaux à leurs yeux? Car l’utilisation de cette plante ne nous provient pas d’une aussi longue tradition que certains ingrédients en médecine chinoise, pour reprendre l’exemple sur leur site.

Aussi propose-t-on une réglementation classée sur le niveau de risque. Encore une fois, aucun exemple de produit n’est fournis. Le millepertuis est-il un ingrédient à haut risque, à risque modéré? On sait que l’interaction de cette plante avec certains médicaments peut être néfaste. Combien de plus devrais-je débourser pour ma teinture mère si cette réglementation est mise en place? Combiens de produits que je consomme  seront-ils retirés du marché en attendant qu’une compagnie puisse fournir les études? Encore une fois, aucune réponse.

Parlons-en des études. Quelles compagnies peuvent se les payer? Ne sommes nous pas encore en train de favoriser les multinationales pharmaceutiques au profits des plus petites entreprises dont les valeurs visent plus mon bien-être que leur profits? Et qui devra payer, si ce n’est nous, les consommateurs, en bout de ligne?

On veut réglementer les allégations de santé inscrites sur les contenants? Je n’y vois pas de problèmes. Cela force en quelque sorte les utilisateurs à faire leurs devoir et à se renseigner sur ce qu’ils consomme. Quand j’achète des herbes en vrac, rien ne m’indique que le sureau aide à soulager le rhume. C’est à moi à m’informer sur les produits, ou  à consulter un herboriste clinicien, ou un naturopathe agréé. Commencer à s’informer sur les produits de santé que l’on consomme n’est pas mauvais, qu’ils soient naturels ou non!

Allez-vous vous sentir mieux protéger par cette réglementation, alors que Santé Canada autorise régulièrement  la vente et l’utilisation de produits contenant des perturbateurs endocriniens et des cancérigènes bannis dans d’autres pays? Rappelons-nous les micro-billes dans les dentifrices, l’anti-inflammatoire retiré après avoir causé la morts de patients. Ces produits avait été approuvés…

Actuellement, la réglementation en place fonctionne. Elle ne donne peut-être pas la réponse toute cuite dans le bec aux consommateurs. Elle ne fait peut-être pas en sorte que nous puissions acheter des produits les yeux fermées. Et c’est ce qui est bien. Responsabilisions-nous, prenons notre vie, notre santé, nos décisions en main. Informons-nous, et faisons des choix éclairés. Ne permettons pas au gouvernement de faire ces choix à notre place.

Qu’ils réglemente l’étiquetage, soit. Qu’ils ne permettent pas d’allégation de santé. Je trouverai l’info moi-même. Mais qu’il ne retirent pas les produits du marché sous prétexte qu’ils n’ont pas les études. Qu’on ne se rendent pas à l’extrême où il faudra une prescription pour acheter de l’ortie.

C’est mon opinion.Vous n’avez pas à être d’accord. Forgez-vous la vôtre, allez lire le texte, questionnez-vous, renseignez vous. Et répondez ensuite au sondage en votre âme et conscience.

Vous pouvez également consultez le site de la guilde des herboristes. Ils proposent certains outils pour manifester votre désaccord avec ce projet, si vous êtes de cet avis.

L’été s’achève…

La rentrée a sonné, tu viens de finir de coller les étiquettes sur les mille et un articles scolaires des enfants. Vous avez passé des super vacances en familles, reposante à souhait… Mais en mettant ton petit dernier dans l’autobus, t’as déjà l’impression que t’as besoin de vacance!

Tu jettes un œil sur ton calendrier, déjà un peu trop rempli à ton goût. Tu vois déjà les fêtes qui vont arriver sans que t’aies rien vu passer.

C’est le temps de prendre du temps. Avant d’avoir passé le point de non-retour, tu sais, celui qui te fais dire à qui veut bien l’entendre « je suis à bout, j’ai plus de patience… ».

Réserves-toi toute de suite une ou deux heures dans ton horaire surchargé avant qu’il ne le soit encore plus. Va voir ton acupuncteur ou ta massothérapeute, réserve toi un bain flottant, bref, ce qui te fais du bien. Une petite séance par mois d’ici les fêtes, tes prochaines vacances, te permettrons de garder l’équilibre.

Se réserver des moments pour se détendre et se reposer, remplir ses batteries, est un investissement sur soi qui permet de gérer notre niveau d’énergie. Investissement qui rapporte tant au niveau physique que psychologique. On le sait, travailler en prévention, sur une base régulière, permet d’éviter les crises du genre « j’ai plus de patience, tout me tombe sur les nerfs », « j’ai le dos barré », « j’ai une migraine » ou encore la fameuse tension des épaules qui se transformera, si on ne l’adresse pas, en  « mal entre les omoplates ou à la tête ».

Une visite mensuelle chez votre thérapeute préféré peut vous éviter des complications qui nécessiteront un suivi plus important à raison d’une visite par semaine, et même la prise de médicaments. Je pense que tout bien compté, ça vaut la peine.

Alors n’attends pas. Ne te dis pas, « je vais l’appeler demain ». Non : laisse lui un message sur son répondeur si sa clinique n’est pas ouverte, envoi lui un texto ou un mail maintenant. Et cédule dès maintenant un rendez-vous par mois car tu sais très bien que si tu le fais pas, le mois prochains tu prendras pas le temps de le faire. Et pour pouvoir agir en prévention, la régularité est cruciale.

Parce qu’investir sur toi, c’est toujours bien la moindre de choses que tu mérites.

Bon automne!

 

 

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Vivre autrement

Je suis une fille de principe : j’essaie de vivre le plus conséquemment possible avec mes convictions et mes valeurs. Parmi celles-ci, il y a la santé et l’écologie dont je te parle souvent sur ce blog.

Tu comprendras sans doute que c’est souvent plus facile à dire qu’à faire. Ça implique souvent de gros changement dans notre mode de vie, puis, on va se le dire, ça va pas mal à contre-courant de notre société de consommation de masse.

Mais progressivement, j’ai choisi de vivre autrement. Et c’est un choix que je ne regrette pas!

Oui, j’ai changé mes habitudes de vie, mais j’ai pas fait ça du jour au lendemain. J’ai progressivement changé mon alimentation, mes produits d’entretien, mes produits de beauté,  ma façon de soigner mes petits bobos.  J’ai fait des essais, des erreurs, essayé des produits qui se sont révélés sublimes ou horribles!

J’avais envie de te partager aujourd’hui quelques bon tuyaux, question de te faire bénéficier de mes essaies et de te faire sauver de l’argent, et des déceptions 😉

En passant, les compagnies des produits que je cite ici ne m’ont pas payé, ni demandé de faire ça. En fait, ils ne le savent même pas. Allons-y par catégorie.

Cheveux

J’ai remplacé ma teinture (je me teins depuis… toujours!) par ce produit, appelé coloration végétale, de Marcapar. Un produit Français, 100% herbes et plantes, permanent, qui couvre le gris à ce qu’il parait. (J’ai pas de cheveux gris, à ma connaissance… donc j’ai pas testé). Vincent Bonhomme est celui qui importe ce produit ici, vous pourrez donc trouver pas mal d’info sur son site : http://www.jardinartcoiffure.com/. Sérieusement, j’ai l’impression de me faire un traitement capillaire chaque fois que je teins mes cheveux! J’adore! Prends la peine de consulter un spécialiste avant de te lancer dans la teinture maison, en raison des couleurs qui ont leurs petites particularités… si tu veux pas te retrouver avec des cheveux verts.

 

La massothérapie, c’est plus que du bonbon

Quand j’ai débuté dans le merveilleux monde de la massothérapie il y a de cela plusieurs années, la valeur thérapeutique d’un massage était bien peu reconnue. On reconnaissait bien-sûr ses vertus anti-stress, pour la détente, et c’était vu bien plus souvent comme un service de luxe qu’un soin thérapeutique.

Heureusement, les temps changent.

La science de la masso

De nombreuses études scientifiques valables ont démontré la valeur thérapeutique de la massothérapie à différents niveaux. Un massage, outre que ça fait du bien en mosus, affecte plusieurs systèmes du corps humain. On admet facilement de nos jours les bienfaits de la masso pour les douleurs et tensions musculaires – surtout dans le dos. Certes. On conçoit bien que de se faire pétrir un muscle puisse le détendre et le soulager.

Mais ça ne s’arrête pas là.

Au niveau cardiovasculaire, la massothérapie favorise la circulation sanguine. Elle favorise le retour du sang des extrémités vers les veines du cœur. Elle permet d’apporter plus de sang vers les tissus, ce qui a comme heureuse conséquence d’amener plus d’oxygène et de nutriments, mais aussi de favoriser l’élimination des toxines.

Il agit également niveau digestif, d’abord dû au fait qu’il favorise l’action du système parasympathique, qui lui, permet au système digestif de faire sa job. C’est pour ça que ce n’est pas rare que notre bedon se mette à glouglousser pendant un massage.

Le massage thérapeutique a une action sur les articulations.

 

L

 

 

 

  1. Les remèdes de grand-mère (santé)
  2. Avez-vous une bonne naturopathe (santé)
  3. L’osteo (santé)
  4. L’accu (santé)
  5. Composter (écolo)
  6. Acheter local (écolo)

 

 

Achat walmarde

Puis il y a aussi quelques géants de type Walmart, qui eux, achète des produits pour les revendre moins cher, à perte en fait, pour tuer le marché. Ok, ça c’est plus complexe, laisse-moi te donner un exemple.

Prenons par exemple une jeune compagnie québécoise qui fabrique des petites chaussures d’été en cuir. La grosse compagnie –  appelons-la W – va les voir et leur offre d’acheter 10 000 chaussures mais, seulement s’ils les paie à leur prix, disons 4,50$, pour les revendre à perte, c’est-à-dire à 3,79$. Les chaussures coûtent 4,00 $ à produire, et la compagnie voulaient avaient établis leur prix de vente à 6$ pour faire leur profit, laissant de la place au distributeurs et aux détaillants pour leur profit à eux, pour un prix de vente au détail ( pour la madame qui va les acheter, en bout de ligne) à 8$. Tu me suis jusqu,ici?

Donc sur le coup, la compagnie est contente du deal parcequ’elle se dit que 10 000 chaussures vendues d’un seul coup, c’est vraiment cool. Ils avaient pas prévu en vendre autant la première année. Ils se disent aussi que ça va être bon pour leur marque, car les gens vont connaitre leur produit, les acheter, les aimer et en vouloir d’autres plus tard. Chouette! On signe où?

Le problème, c’est que plus tard, quand la compagnie tente d’aller vendre ses chaussures dans d’autres magasins, personne n’en veut. Pourquoi? Parce que eux, ils veulent pas vendre à perte, évidemment! Et s’ils vendent le produit à 8$, personne ne va l’acheter chez eux, si W le vends a 3,79…

Puis, W commence à augmenter ses commandes, plus que ce que la compagnie est capable de produire. La maigre marge de profit qu’ils font ne leur permet pas d’investir pour augmenter leur capacité de production. Chaque fois qu’ils n’arrivent pas à livrer la commande à W, ils doivent payer une amende… Bientôt, ils fermeront. Des dizaines d’emplois seront perdus ici, et W achètera des chaussures de la Chine, mais se sera donné bonne conscience ( et aura donné une fausse bonne conscience à ses client) sur le dos d’une entreprise québécoise.

Je n’invente rien. C’est ça, l’impact de ne pas payer le juste prix.

 

Des règles et des maux

Dans ma pratique en massothérapie, je vois souvent des femmes qui me consultent pour un « mal dans le bas du dos » récurrent. Lors du bilan de santé, je leur pose des questions à propos de leur cycle menstruel… Souvent, c’est à ce moment qu’elles font des liens…

Visite de tante Sophie ou Clémence, Armée rouge qui débarque, la « visite » de nos menstruations porte plusieurs noms. Certaines d’entre nous les voient à peine venir et passer. Mais pour d’autres, chaque mois est un enfer. Explications et petits trucs pour passer à travers.

Oui, le SPM existe

Nos hormones varient pendant notre cycle menstruel. Ces variations peuvent, chez certaines d’entre nous, occasionner différents comportements et symptômes. Ok, ça, on le sait déjà.
Déprime, hyper-émotivité, impatience (pour pas dire pas de patience pentoute), sensibilité, douleur et gonflement aux seins, niveau stress plus élevé, maux de dos, constipation (accompagnée de diarrhée au moment où les règles démarrent)… Oui, tout ça peut survenir pendant la période entre ton ovulation et le déclenchement de tes menstruations.
« Ah ouain? Maux de dos? Constipation? » que tu me dis. Ben oui. Ton utérus (ben le miens aussi, évidemment) bouge pendant notre cycle. Normalement, il devrait bouger de haut en bas – pour être au plus bas dans la période de l’ovulation. Logique : pour faciliter la reproduction. Après, il remonte. Des fois… il bouge pas aussi droit qu’il devrait : un peu plus à gauche, ou à droite… Et là, ça tire sur les structures internes et les muscles du bassin. C’est là que ça commence à te faire mal au bas du dos, au fessier, même descendre le long du nerf sciatique jusque dans les jambes. Ouch.

Ok! On fait quoi?

Oui, la massothérapie peut certainement aider. En prévention, dès les premiers symptômes, on peut détendre les muscles environnant pour éviter que la douleur ne s’installe. Sinon, en consultant au besoin, on peut souvent soulager pas mal.
Pour les cas plus intenses, l’ostéo fait aussi un excellent travail. Et puis y a l’exercice aussi qui aide vraiment beaucoup! Certaines postures de yoga pratiquées régulièrement peuvent faire une vraie différence, par exemple.
Et puis y a des tisanes, des herbes qui aident dépendant des symptômes. La mauve par exemple, soulage gentiment la constipation. Le framboisier est un excellent tonifiant utérin; la berce réduit les douleurs menstruelles. Consultez toujours une personne compétente avant d’en faire l’usage. Ça beau être naturel, ça peut être dangereux. Comme je le dis souvent : l’arsenic aussi, c’est naturel…

 

Le principe du sucre à la crème

Tu travailles à temps pleins, t’as des enfants, des amis, quelqu’un que t’aime et qui t’aime. Entre les devoirs, les bains, le ménage, les repas, le transport vers le boulot, les rendez-vous chez le médecin, les courses et les activités des enfants, tu arrives au dimanche en te disant qu’une autre semaine recommence encore sans que tu aies eu le temps de voir passer la précédente.

À un moment donné, tu te sens vraiment à plat. Surtout à la fin novembre hein, on dirait que c’est pire. C’est tellement un dur le mois de novembre! Ya aussi après les fêtes, parce que même si on a un peu de vacances, on se repose pas. Pis la fin de l’hiver, parce que coudonc, ça fini pui de finir, c’t’hivers là!

Tu traînes cette fatigue là jusqu’aux vacances d’été, un petit deux semaines bien mérité. T’as l’impression que ça t’aurais pris un mois. Mais qu’est-ce que tu veux, c’Est de même, tu peux pas en prendre plus.

Mais là on est en mars et tes vacances sont loin. Tu dis, faudrait que je fasse plus de sports. Ça m’aiderait. Faudrait que je dorme plus, ou en tout cas, mieux. Faudrait que je prenne un peu de temps pour me reposer, me recharger les batteries. Mais j’ai pas le temps.

C’est à ce moment-ci que je vais te sortir ma phrase fétiche :

Du temps, c’est comme du sucre à la crème : quand on en veut, on s’en fait. Ça marche aussi en remplaçant le mot temps par bonheur, en passant.

Une question de choix

Tu me dis c’est plus facile à dire qu’à faire, j’en ai gros sur les épaules, beaucoup de choses sur mon assiette… Y a juste 24 heures dans une journée, du temps ça s’invente pas.

T’as raison, ça s’invente pas. Mais ça se prend. Faut la faire, la place dans son horaire. Faut l’organiser. Le planifier. Choisir de prendre deux heures de notre précieux temps… pour l’investir sur soi.

Parce qu’on va se dire les vrais affaires, ok? T’as juste un corps, pis il se change pas. Là tu t’en rends peut-être pas compte, mais plus tard, quand les petits bobos vont sortir un après l’autre, tu vas te rendre compte que tu peux pas te commander un autre cœur sur internet, parce que celui-là, il fait de l’hypertension. Un autre dos. Un autre cerveau…

Prendre le temps de se planifier périodiquement du temps pour soi est un investissement dans sa santé.

En passant je m’adresse pas qu’aux femmes ici (relis les premiers paragraphes et dis-moi que ça peut pas s’adresser à un homme).

Mais faut que tu fasses le choix de voir tes kids moins longtemps le mercredi soir pour aller au gym, chez ta coiffeuse, ta masso, ou juste aller prendre un café. De pas faire ton époussetage le samedi matin pour aller au spa ou aller prendre une marche dans le bois. De te lever plus tôt, le matin, pour prendre un café avec la personne que tu aimes, tranquille, collé sur le sofa. C’est ça, du sucre à la crème.

Recette de détachant à lessive maison

J’ai fait et testé une petite recette toute simple de détachant à lessive maison pas piquée des vers… Que j’ai décidé de partager!

Personnellement, j’ai toujours eu un faible pour les détachant en pouche-pouche ( à vaporiser  en bon français). Cette recette en est donc une a pouche-poucher directement sur la tache.

Je l’ai essayé sur différentes sorte de taches, et je suis agréablement surprise du résultat à chaque fois. Elle est sans danger pour les couleurs et les tissus ( bon je l’ai pas encore essayé sur de la soie). En passant, j’ai une laveuse frontale HE, et elle ne s’en est pas plain une miette : ça mousse pas.

Super simple et rapide à faire, coûte pas cher, écolo, comme d’habitude. Donc sans phosphate ni javellisant.

Les ingrédients

  • Une bouteille pouche-pouche (un vaporisateur)
  • 1/4 tasse de savon à lessive
  • 1 c. à soupe bien comble de cristaux de soude
  • 1 c. à soupe bien comble de borax
  • 1/3 de tasse de peroxyde ( oui oui, celui que nos mères utilisaient pour désinfecter nos plaies; on sait maintenant qu’il ne faut pas faire ça…)
  • Une tasse d’eau (distillée si possible mais facultatif).

Les quantités dépendront bien sûr de votre contenant et sont plutôt à titre indicatif.

L’idéal serait de l’eau distillée, mais je n’en avais pas; j’ai donc pris de l’eau du robinet. On peut la chauffer pour améliorer  la dissolution des poudres – avant de les y ajouter bien sûr.  Donc, on mélange le tout jusqu’à l’obtention d’un mélange homogène, on met dans la bouteille et voilà! Une couples de pouches sur les taches avant de mettre à la laveuse et ça ressort tout propre! Bon j’avoue que je frotte un peu les plus tenaces… Mais c’est pas moins éfficace que mon ancien chasse-taches pas écolo!

Autres tucs lessive

D’ailleurs, pour les blancs, le peroxyde dans le compartiment d’eau de javel de votre laveuse, ça fait super bien la job! Merci à mon amie Sophie pour le truc, j’en reviens juste pas de pas avoir fait ça avant. Ça n’altère pas les couleurs et ne jaunit pas comme l’eau de javel peut le faire à la longue. J’aodre!

Ajouter des cristaux de soude et de borax dans le barils de la laveuse, sur les vêtements, est aussi un autre truc efficace pour les vêtements très sales. Ça vient prêter main forte au savon bio liquide que j’utilise. Comme le borax aide à éliminer les petites moisissures, si jamais tu as oublié une brassée 3 jours dans ta laveuse et que ton T-Shirt préféré sens maintenant comme un relent de litière de chat… Ben ça le fait!

Et bien sûr, le fameux vinaigre, que je mets à chaque brassée dans le compartiment à assouplisseur de tissus de ma laveuse. Et non, mon linge sens pas le vinaigre.

Avec tous ses trucs là, plus d’excuses : t’as plus besoins de produit du commerce! Out le Dawny, et le Spay and Wash : c’est nocif pour l’environnement de la planète… et de ton propre corps.

Le temps d’un rhume

Il fut un temps où les médicaments de synthèses n’existaient pas, et où le savoir des plantes médicinales se transmettait de mère en filles. Heureusement, la science nous a permis des avancées incroyables au niveau de la santé, et les gens ne meurent plus aussi jeunes qu’autrefois.

Malheureusement, nous avons rejeté notre savoir traditionnel au profit de la synthétisation de la nature, tant et si bien que nous avons oublié. Oublié que les médicaments simples qui soignent des maux simples se retrouvent – souvent gratuitement – dans la nature.

Personnellement, j’aime l’idée que ce savoir ne meure pas.

Je dis pas que les médicaments de synthèse ne sont pas bons. Je dis juste qu’on est souvent en mode pilules pour pas grand-chose, que dans ce domaine comme ailleurs, on surconsomme. As-tu vraiment besoin du Tylenol rhume aux premiers symptômes, pour le « casser »?

Il y a des alternatives naturelles qui ont moins d’effets secondaires.

 

Le sureau

Cette petite plante sympathique est ton amie en cas de rhume! En infusions, ses fleurs sont excellentes pour combattre le rhume et tous les types d’inflammations respiratoires. Ses baies sont toute indiquées lorsqu’il s’agit d’une grippe en raison de leur action antivirale. Sinusite, bronchite? Utilise les deux! Pour aller chercher toutes les propriétés des baies, il est préférable de les faire bouillir un peu plus longtemps. Et bonne nouvelle : le sureau convient aussi aux enfants!

Tu veux en savoir plus? http://www.versantdusureau.com/fleurs-de-sureau.html

 

Le miel

Pourquoi on aime tant le miel en cas de mal de gorge? Pas seulement pour son goût et le fait qu’il soit réconfortant. Le miel a, entre autre, des propriétés antiseptiques. Choisis donc un miel bio, de bonne qualité, si tu veux que ses propriétés soient maximisées. Ça aussi, c’est sans danger pour les enfants!

L’eucalyptus et la menthe poivrée

Non seulement ça sent bon, mais c’est excellent pour les voies respiratoires. En inhalation, l’huile essentielle fait des miracles. Combinée à l’huile essentielle de menthe poivrée, ça fait presque des miracles! J’en diffuse dans la chambre avant d’aller dormir. C’est ce qu’ils appellent l’effet mentholyptus, pour les pastilles.

Ajoutes les deux huiles essentielles à une crème de base, et ça te donne un petit Vicks maison pas piqué des vers!

En tout cas, moi avec tout ça, je me souviens pas c’est quand, la dernière fois que j’ai dû prendre des médicaments contre le rhume. Ah oui et je te l’ai tu dis? Moi, mes rhumes, ils durent vraiment pas longtemps. Pis ça, c’est quand je le casse pas avant même qu’il commence!

Bonne fin d’hiver!

Acheter local

Tu vois partout en magasin des étiquettes « Produit du Québec » et tu te dis peut-être, oui, c’est pas mauvais d’encourager l’économie d’ici. Puis tu vois le prix et peut-être même que ça te fait changer d’avis. Tu fronce les sourcils en te demandant pourquoi c’est toujours plus cher au Québec, tu choisis le truc d’à côté qui vient de tu-t’en-fou-un-peu et qui est bien moins cher.

Le juste prix

Le juste prix, tu sais ce que c’est? C’est la valeur réelle d’un produit ou service qui respecte l’économie et les gens qui ont travaillés pour le produire. C’est simple, un produit fabriqués en Chine ou au Bengladesh  par des enfants exploités coûte bien moins cher à fabriquer puisque le salaire versé – encore que salaire est un bien grand mot – n’est même pas proche du prix d’un simple café.

Donc c’est sûr que si je fabrique une petite chaussure en cuir ici, au Québec, avec des employés que j’ai payé un salaire décent et des taxes versées au gouvernement, ben elle me coûte plus cher à produire. Donc je dois la vendre plus cher.

Ok. Mais pourquoi toi, accroché à ta poignée de carrosse dans l’allée du magasin, tu déciderais de la payer plus chère?

Je sais pas pour toi, mais pour ma part, je ne peux pas me résoudre à encourager l’exploitation des enfants, des femmes, des humains. Je ne peux pas encourager une forme d’esclavage, même si ça ne se passe pas dans ma face. Je suis pas capable, quand je vois la dite chaussure, de ne pas voir le kid de 8 ans, les mains déjà usées, en train de passer ses journées dans une usine pourrie, où la sécurité est clairement inexistante, au lieu d’être en train de jouer dehors avec les gamins de son âge.

Et puis y a mon voisin, qui travaillait dans une usine de chaussures ici au Québec et qui a perdu son emploi il y a quelques mois, quand son usine a fermée car les gens préfèrent acheter les chaussures qui viennent de Chine parce qu’elles sont bien moins chères. Lui, il arrive pas à se retrouver un emploi, et il est sur le chômage. Le chômage, c’est qui qui paie ça? Ben c’est toi et moi, au final. Ça aussi, je le vois quand je regarde les chaussures sur la tablette du magasin.

Tu pourrais me dire que le kid en Chine ou au Bengladesh, s’il perd son emploi et qu’il peut plus se nourrir, c’est pas mieux. C’est pas tout à fait comme ça que ça fonctionne. Parce que si plus personne ici achète les chaussures faites par des enfants exploités, les usines là-bas vont s’adapter. Ils vont changer la manière de traiter leurs employés et cesser d’embaucher des enfants. À la place, ils vont engager leurs parents qui vont avoir assez de sous pour nourrir leur progéniture. C’est la loi du marché.

Et puis on va se dire les vraies affaires : ta chaussure achetée à 12,99, fabriquée quelque part dans le monde, elle va pas durer longtemps.

L’impact écolo

Ya aussi que, le produit qui vient de l’autre bout du monde a dû traverser une sacrée bonne distance pour se rendre ici. En avion, ou en bateau. Pas mal de carburant très polluant a été utilisé. Pire, l’usine en là-bas utilise du charbon pour produire l’énergie dont elle a besoin pour fabriquer la chaussure. Ça aussi, ça pollue sur un méchant temps. Ah oui et la doublure intérieure qu’ils utilisent à la place du cuir pour réduire les coûts? Ben c’est un composé hyper chimique à base de pétrole et d’autres éléments qui produisent des déchets toxiques. Le recyclage que tu fais dans un mois entier ne compense même pas pour la petite chaussure que tu vas porter deux mois avant qu’elle ne brise. Tu te dis, bah, 12,99$, pour deux mois, ça fait 6,50$ par mois que j’ai porté ma chaussure, c’est pas si pire.

Une fois brisée, tu fais quoi avec? Ben tu la mets aux poubelles. Le composé plastique à l’intérieur (et celui qui compose le cuir, parce qu’au fond, ce qu’on appelle du cuir est en fait des restant de bouts de cuir amalgamés avec une genre de colle plastique et remoulé en feuille de « cuir »), il va prendre des années à ce décomposer dans la nature. Ce faisant, il va libérer ses produits toxiques dans l’air et le sol.

Ya un village, qui est pas à côté mais pas si loin du site d’enfouissement de déchet. On sait pas pourquoi, mais les gens qui habitent là sont souvent malades. Plus que la moyenne. Ils sont toujours rendus chez le médecin, prennent des médicaments. Qui paie pour ça? Ben toi et moi, au final.

Ah oui, le site d’enfouissement, on a découvert qu’il avait contaminé les terres environnantes. On va devoir le décontaminer. Le gouvernement va payer pour ça. Toi et moi, finalement, on va encore payer pour ça, en bout de ligne.

Sérieux, est-ce que ça le vaut?

Oui, la chaussure d’à côté coûte 59,99$. Mais elle va te durer au moins 5 ans. 12$ par année. Fais le calcul : c’est 1$ par mois. As-tu vraiment sauvé de l’argent? Est-ce que ça valait vraiment le coût global sur ta société et ton environnement?

Acheter c’est voter. C’est envoyer un message autant aux détaillants qu’aux dirigeants. Si on faisait plus d’achats locaux, équitables et écolos, le marché n’aurait d’autre choix que de s’ajuster. Les gouvernements subventionneraient les entreprises en conséquence. Plus d’emplois créés ici. Moins de pollution. Moins d’exploitation.

Au final, toi et moi, on y gagne.

Ma recette de poudre à récurer maison

Voici,comme promis, ma recette de poudre à récurer maison. Elle est vraiment facile à faire, inodore, peu coûteuse et fonctionne à merveille autant pour la salle de bain que la cuisine. Je m’en sers sur ma plaque de cuisine, mon évier, le bain, la toilette, et même dans mes casseroles collées. Elle se rince très bien. Bref, ça remplace le « Commet » ou le « VIM »!

Évidemment, elle est sans danger pour l’environnement, et à également l’avantage de ne produire peu de déchet : pas de contenant à jeter ou recycler par la suite!

Tout ce que ça prend, c’est 3 ingrédients et un récipient à saupoudrer.

J’ai personnellement réutilisé un ancien pot de salsa mexicaine en verre dont j’ai percé de plusieurs trous le couvercle métallique à l’aide d’un clou et d’un marteau. Ça me permet non seulement de ne pas avoir à acheter un contenant provenant probablement de la Chine, mais également de redonner une deuxième vie à un objet que j’avais déjà.

Les Ingrédients

Le bicarbonate de soude

T’as déjà ça chez toi, c’est de la petite vache en bon québécois. L’avantage c’est que, comme tu sais, ça réagit avec le vinaigre… Donc si ma plaque de cuisson est vraiment très collée, je mets ma poudre à récurer et je vaporise ensuite de vinaigre. J’attends un peu que ça fasse son effet et la magie opère. Ça part tout seul! En plus, ça élimine les odeurs!

Les cristaux de soude

Ça sert de savon, si on veut. Sur certaine boite on peut même  voir la traduction anglaise washing soda. Tu peux en trouver assez facilement dans les magasins naturels, sinon en ligne (Coop Coco est un bon endroit, par exemple) Tu vas pouvoir t’en resservir pour ta lessive, pour faire du nettoyant à pulvériser tout usage, et j’en passe. C’est un bon dégraisseur. Dans le bain, pour enlever les résidus de savon graisseux, c’est super!

Le Borax

Tu vas aussi trouver ça facilement dans les magasins naturels ou en ligne. C’est désinfectant et ça et prévient aussi les moisissures et les odeurs. Ça aussi, tu vas pouvoir le réutiliser dans ta lessive comme agent blanchissant et détachant et pour augmenter l’efficacité du savon. Ça remplace l’eau de javel. Attention cependant, il est peut être irritant. Peaux sensibles, portez des gants!

La recette

Il suffit donc de mélanger à part égale du bicarbonate de soude, des cristaux de soude et du borax. C’est tout. Ça va donner une poudre blanche qui se saupoudre facilement partout où le besoin se fait sentir. Quand je te disais dans mon article DIY que ça prenait pas nécessairement un talent particulier ou encore beaucoup de temps libre!

Pourquoi un massage nous relaxe autant?

La massothérapie est souvent utilisée à des fins de détente, avec raison d’ailleurs. Qu’on se sente stressé, surchargé ou tendu, un bon massage, ça fait donc du bien!

Mais vous êtes-vous déjà demandé pourquoi?

Évidemment, il y a un aspect psychologique. L’ambiance est calme, la lumière est tamisée, la musique elle-même est relaxante…du moins on le souhaite. L’action même du toucher thérapeutique est réconfortante. On a qu’à se rappeler notre enfance, quand notre mère nous cajolait avant le dodo. Jusque-là, pas de surprise.

Mais il y a également un aspect physiologique : un massage de détente agit en effet sur notre système nerveux. Ici, laissez-moi vous faire un peu de physio 101 sur ce merveilleux système.

Le système nerveux se divise en plusieurs branches, si l’on peut dire. Je passe un paquet de détails, mais parlons du système autonome, qui fait les choses sans notre volonté (ex. : que tu le veuilles ou non, ton cœur bat) et le somatique, qui agit selon notre volonté (mes doigts ne tapent pas sur mon clavier sans que je le veuille). Le système autonome se divise aussi en deux : le système sympathique et le parasympathique.

Le premier favorise les mécanismes qui consomment de l’énergie, prépare le corps à lutter ou fuir suite à un stress physique ou psychologique, en augmentant notre vigilance et notre force musculaire. Donc, l’énergie de notre corps est concentrée dans nos muscles, notre système cardiaque, respiratoire…

Le second favorise la récupération : il emmagasine l’énergie, favorise le repos et la réparation. L’énergie n’étant plus concentrée dans les fonctions sympathiques ci-haut énumérées, notre respiration et notre rythme cardiaque ralentit; notre corps en profite donc pour se concentrer sur le système digestif,  urinaire et immunitaire.

Maintenant, tu as sans doute deviné que la massothérapie favorise l’action du système parasympathique… Ben oui. Si tu m’as bien suivi, t’es peut-être même en train de faire pleins de liens dans ta tête. Oui, c’est pour ça que tu as souvent envie d’aller aux toilettes pendant ou tout de suite après un massage. Oui, c’est pour ça que t’as eu l’impression que ton rhume passait plus vite quand tu allais te faire masser et oui, c’est pour ça que t’as l’impression d’avoir fait une méga sieste après un massage, même si tu n’as pas dormi comme tel.

Quand on se sent stressé et/ou tendus, c’est autant dans notre corps que dans notre tête que ça se passe. C’est pour ça que la massothérapie relaxe autant : ça agit sur les deux plans en même temps.

Si t’es du genre à avoir de la difficulté à te détendre, à mettre ton cerveau à off pendant un massage, parles-en à ta/ton masso. La plupart d’entre nous pourrons donner des trucs concrets et adapter le massage en conséquence. Ou, si t’es ma région… ben passe donc me voir!

Les perturbateurs endocriniens

Les perturbateurs endocriniens, ça vous dit quelque chose?  Hiiiiiiiiiii….. Juste le mot, ça l’air méchant! Commençons par le commencement.

Perturbateur, ça le dit, ça perturbe, dérange, dérègle. Endocrinien, c’est le grand mot pour désigner le système hormonal, composé des hormones et des glandes endocrines. Donc perturbateurs endocriniens = dérégleurs du système hormonal. Joie.

On en parle dans le monde scientifique depuis environ 1993. L’idée, c’est que certaines substances, même à très petites doses, peuvent altérer les fonctions hormonales. Ok… mais comment?

Et bien de trois façons :

  • par imitation de l’action d’une hormone naturelle (comme une fausse clé dans les « serrures biologiques »);
  • par le blocage de l’action d’une hormone naturelle;
  • par perturbation, gênant ou bloquant la production, le transport, ou le métabolisme des hormones;

Les hormones, c’est vraiment important dans notre corps.  Donc dans le concret, ça a un impact sur plusieurs choses allant des problèmes de reproduction aux malformations fœtales. Pour nous les femmes, ça affecte nos cycles menstruels et nos ovules. Pour vous messieurs, ça peut affecter la qualité de vos spermatozoïdes. On les soupçonne aussi d’être impliqués dans certains cancers, allergies, problèmes musculo-squelettiques et cardiovasculaires. Je sais pas si tu as remarqué, mais moi en tout cas, je n’ai jamais eu autant de couples infertiles (ou ayant des difficultés de reproduction)  autour de moi. Et pas que de couples de plus de 35 ans…

Le problème c’est qu’il y a beaucoup de perturbateurs endocriniens. Dans beaucoup de choses. Les rouges à lèvres. Les produits nettoyants. La lotion pour le corps. L’anti sudorifique. Le vernis à ongle. Les emballages plastiques. Les pesticides…

Là, je le sais, tu te dis : « Si c’était vraiment nocif pour ma santé, les gouvernements et les organismes de législation de la santé auraient déjà passé des lois pour interdire l’utilisation de ces produits. » Yeah, right.  Pour ton info, au Canada, on est pas vite. Parce que, tsé… on est pas encore sur… C’est compliqué, pas si clair, personne est mort… Ça prendrait plus d’études, on a pas de fonds pour ça… on va attendre encore.

C’est comme ça. On finit par interdire un truc quand il y a eu des cas graves, des morts, des gros soulèvements de foules. Et encore.

Peut-être t’es dans ton salon tranquille, et tu te dis : Je l’aime mon spray net, il tient bien. Je l’aime mon antisudo, il sent bon. Je suis jeune. Je suis top shape. Bah… Ça me touche pas.

Ben en fait oui, ça te touche à tous les jours. C’est juste que les effets vont se faire sentir plus tard. Quand tu seras pas capable d’avoir un enfant. Quand tu vas commencer à avoir des problèmes de sommeil, une bosse au sein, au testicule. Quand ton doc va t’annoncer que t’as le cancer. Là, tu vas peut-être te dire que tu super-savon-corps-et-cheveux-à-senteur-de-j’attire-toute-les-filles-en-chaleur-de-la-ville, ben il valait pas la peine tant que ça.

Là c’est le moment où tu devrais dire : « Shit! Ok, je finis mes bouteilles et je change! Mais… j’achète quoi? »

Oui, il y a des alternatives. Mais sors ton porte-monnaie : Anti sudorifique naturel : entre 6$ et 9$. Dentifrice naturel (on se mets quand même ça dans la bouche) : je le trouve souvent autour de 5$…en solde. Maquillage : ça équivaut aux grandes marques haut de gamme en pharmacie. Donc ton fond de teint Revlon à 10$, oublie ça et crache au moins le double. Ça c’est les prix du grand Montréal, mais en région, ça peut aussi être plus cher. Après, faut aussi pouvoir les trouver. En région, c’est parfois moins évidents. Pourquoi c’est si cher? Simplement parce qu’il n’y a pas encore un volume d’achat suffisant. Plus on va se mettre à rechercher des produits sains, plus les fabricants vont en faire. Acheter, c’est voter aussi…

Sinon y a aussi plein de recettes faciles à faire soi-même ( voir mon article DIY…). Mais bref, y a des options! Parce que je sais pas toi, mais moi je m’arrange pour vivre ma vie en fonction de n’avoir jamais à dire : J’aurais donc dû…

*Pour en savoir plus : http://benhur.teluq.uquebec.ca/SPIP/pe/